La plupart des gens ont une frousse bleue de se retrouver seuls. Dès qu'il y a un blanc, ils dégaînent leur téléphone. On nous a vendu l'idée que pour réussir ou être quelqu'un de bien, il fallait être branché sur les autres, faire partie de la bande, ne surtout pas louper le dernier truc dont tout le monde parle. Mais en faisant ça, on finit surtout par devenir une version un peu délavée de soi-même, coincé dans une vie sociale qui ne nous ressemble pas.
Arnold Mackenzie ne vient pas vous caresser dans le sens du poil. Il ne s'agit pas d'un bouquin de méditation avec des bruits de fontaine. C'est plutôt l'histoire d'un type qui a compris que la vraie puissance commence au moment où on arrête de mendier l'attention des autres. Dans ce livre, on analyse comment l'isolement, le vrai, celui qu'on choisit, permet enfin de voir les fils qui nous tiennent comme des marionnettes.
L'auteur nous emmène faire un tour du côté du silence, là où on est obligé de s'entendre penser. C'est parfois inconfortable, mais c'est le seul moyen de devenir quelqu'un qu'on ne peut plus manipuler. Quand on n'a plus besoin que les autres nous disent qu'on est génial pour se sentir exister, on devient une sorte de joker dans leur jeu : imprévisible et totalement autonome. Il écrit pour ceux qui en ont marre de la médiocrité ambiante et veulent tester ce que ça fait, vraiment, de posséder sa propre liberté.
Au bout du compte, ce n'est pas un manuel pour devenir un ermite détestable, mais pour revenir parmi les humains avec un regard neuf, le goût du vrai et, surtout, une force intérieure renouvelée.